* Valeur d'information et pertinence du texte.
* Est-ce une réédition, un abrégé, une édition revue et corrigée, ou originale?
* De l'usage des bibliographies, dictionnaires et des livres d'historiographie.
A ce point nous touchons matériellement le livre, sa valeur esthétique. Le choix et la qualité des matériaux, le format, etc. L'appréciation d'un livre achevé est à faire en tenant compte du travail de plusieurs artisans : papetier, fondeur, typographe, illustrateur, graveur, relieur, marbreur, doreur, etc. Si les matériaux choisis servent bien l'information donné on est devant un livre réussi, souvent un beau livre. Peut-être un bon, l'avenir nous le dira.
C'est certes une question de goût, mais les goûts varient et chaque époque impose les siens. Si certains livres sont le reflet d'une époque, l'époque se reflète toujours dans ses livres.
La valeur d'antiquité d'un livre est facile à donner, 100, 200, 500 ans… Encore faut-il être sûr de la date imprimée. S'y rattache les conditions matérielles de sa conservation. Par exemple, les livres du 18e siècle ont mieux vieilli que les livres publiés à la fin du 19e siècle, et ces derniers se portent quand même bien par rapport aux publications d'après guerre qui ont été réalisés avec des papiers de piètre qualité.
Il faut également estimer l'ancienneté d'un livre en rapport avec son lieu de publication. Les chinois ont imprimé des livres avec des caractères mobiles bien avant les européens, et les premiers imprimés québécois ont été réalisés plus de 300 ans après la Bible de Gutenberg.
" Livre rare " est une appellation que l'on rencontre souvent comme synonyme de livre ancien. En fait, la rareté d'un ouvrage tient à plusieurs facteurs déjà mentionné : le temps, la quantité du même titre imprimé, ses rééditions, la qualité des matériaux et le goût de l'époque.
La rareté d'un ouvrage tient aussi à son audience, à sa valeur patrimoniale. Est-ce un livre d'intérêt familial, régional, national ou international ? Répondre à cette question nous permet d'estimer combien d'exemplaires pourraient satisfaire une audience présumée.
Après avoir passé en revue ces divers aspects d'une pièce imprimée, on est plus en mesure de fixer sa juste valeur marchande, son prix, qui est tributaire de l'offre et de la demande.
Il peut être important de connaître le prix d'un ouvrage, particulièrement avant d'entreprendre de le faire restaurer. Est-ce que le document peut supporter les frais d'une restauration? Ou encore lorsque l'on doit décider quel type de reliure ou de protection on veut donner à un livre.
Dans les deux cas on doit juger des ressources matérielles disponibles. D'abord le lieu et l'espace que l'on peut allouer aux documents, puis le budget pour l'entretien et la restauration ainsi que pour l'acquisition, et le temps disponible pour la mise en valeur.
Conservation des documents.
Lieu de conservation. Surveiller les ennemis des livres : humidité et sécheresse.
L'entretien, surtout des reliures, et la restauration.
La mise en valeur en colligeant de l'information sur le créateur, son époque, etc.
L'espace disponible peut limiter le choix de sujets. Choisir selon ses goûts.
L'acquisition dans un sujet choisi et dans les limites d'un budget.
(Le prix d'un livre varie selon l'état, mais doit être complet.)
La mise en valeur en complétant la documentation sur un sujet choisi.