On appelle livres anciens les volumes imprimés du 15e au 19e siècle. Un ouvrage ancien, dans sa reliure d'époque, illustré de gravures et ayant appartenu à un personnage célèbre, réuni les conditions pour être un beau livre. Si, en plus, le sujet est apprécié et l'auteur reconnu par les collectionneurs, on peut alors dire que cet ouvrage a une bonne valeur.
On appelle livres modernes les volumes imprimés au 20e siècle. Un livre moderne, même récent, peut devenir rare et précieux. Par exemple, s'il s'agit d'un tirage restreint ou du tirage de tête d'une édition, ces fameux exemplaires numérotés qui constituent l'édition originale. Les livres illustrés de compositions originales d'un artiste reconnu sont également très prisés des amateurs.
On regroupe sous ce terme tous les imprimés canadiens et tous les imprimés publiés à l'étranger relatifs au Canada. Les plus anciens sont les récits de voyages des premiers explorateurs qui se lancèrent à la conquête du Nouveau Monde au 16e siècle. Le tout premier livre imprimé en français au Québec fut le Catéchisme du diocèse de Sens, publié par Brown & Gilmore, à Québec, en 1765. Fleury Mesplet imprima son premier livre en 1776, à Montréal.
Le Canadiana occupe une très large part du marché de la librairie ancienne. Les amateurs et les collectionneurs sont très nombreux et leurs champs d'intérêts sont multiples; en histoire ce peut être les premières découvertes, le Régime français, la COnquête, la "Grande Noirceur", et. Depuis plusieurs années déjà la généalogie et l'histoire régionale suscitent la curiosité de plus en plus de chercheurs. La littérature et l'histoire de l'imprimé prennent également un certain essor. Et plus récemment, la documentation sur l'art canadien, ancien et moderne, connait un engouement à la mesure de l'expansion du marché de l'art.
Les sujets de collection sont aussi nombreux que les champs de la connaissance. Ce peut être des éditions anciennes des classiques grecs ou latins, des bibles, etc.; des ouvrages spécialisés de droit, de médecine, de science ou de science naturelle; des récits de voyages, des livres à gravures, des livres d'art ou sur les arts appliqués et les techniques; des volumes et des brochures sur la gastronomie, l'érotisme, les sports, l'art militaire, les régions du monde, les grandes périodes de l'histoire, la litérature ou l'histoire des idées. Il y a aussi les livres minuscules, les livres sur les livres, les incunables, etc., sans oublier tous les papiers qui entourent le livre : carte géographique, gravure, estampe, photographie, manuscrit et autographe.
L'amateur de livres est seul juge quant à l'acquisition de tel ou tel volume. Il recherche toujours un ouvrage qui répond à ses désirs. Le libraire ne peut que conseiller ou suggérer.
Un livre en parfait état possède une valeur maximale. Par contre, s'il est défraîchi ou abîmé, sa valeur tombe de beaucoup. S'il est incomplet, sa valeur d'approche du zéro. L'amateur se gardera donc d'acquérir une série incomplète ou un volume, même très ancien, auquel manque des pages ou des planches d'illustrations.
Le principe est simple. Le livre le plus cher est celui que tout le monde veut. Le moins cher, celui dont personne ne veut. Entre cces deux extrêmes, des milliers et des milliers de volumes. Certains sortent du purgatoire de la critique, d'autres tombent en disgrâce auprès des lecteurs. Autre époque, autres moeurs!
Pour évaluer vos livres vous pouvez consulter, à la bibliothèque, des bibliographies générales ou spécialisées afin d'identifier votre exemplaire (quelle édition, nombre de pages et d'illustrations, etc.) et ensuite consulter des répertoires de ventes aux enchères (prix minima et maxima, fréquence d'apparitions, etc.) qui vous donneront des indications sur la valeur de vos livre sur le marché.
Les membres de la Confrérie de la Librairie Ancienne du Québec ou d'autres associations professionnelles telle l'Association de la Librairie Ancienne du Canada, peuvent effectuer ces expertises et ces évaluations. N'hésitez pas à les contacter.